mercredi 6 février 2013

Mes lectures du mois de janvier-février 2013



Voici mes lectures en ce début d'année:
Michèle Fitoussi, Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté, Edmonde Charles Roux, L'irrégulière, Paul Morand, L'allure de Chanel, Alicia Drake, Beautiful People.
Des achats qui ont tous un rapport avec le monde de la beauté et de la mode.

J'ai terminé L'allure de Chanel qui est le plus court. J'avais lu Paul Morand pendant mon adolescence et j'en avais gardé un excellent souvenir. C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert ce livre, au cours de recherches sur Coco Chanel et la littérature la concernant.
Paul Morand faisait partie des proches de Coco Chanel et il écrit à partir des longues heures de conversations qu'il eut avec elle. Le livre est très agréable à lire et sa forme sert le fond du propos à merveille. L'écriture vivante, ponctuée, nous restitue une femme de chair et d'os, son épaisseur et son mauvais caractère.
Extraits: "en face des impitoyables techniques: C'est avec ce qui ne s'apprend pas qu'on réussit."
"J'ai travaillé cinquante ans, autant et plus que n'importe qui. Rien ne remplace le travail, ni les titres, ni le culot, ni la chance."
" Le pesage d'avant 1914! Je ne me doutais pas en allant aux courses, que j'assistais à la mort du luxe, au décès du 19ème siècle, à la fin d'une époque. Epoque magnifique mais de décadence, derniers reflets  d'un style baroque où l'ornement avait tué la ligne, où la surcharge avait étouffé l'architecture du corps, comme le parasite des forêts tropicales étouffe l'arbre. La femme n'était plus qu'un prétexte à richesses, à dentelles, à zibeline, à chinchilla, à matières trop précieuses. La complication des motifs, l'excès des dentelles, des broderies, des gazes, des volants, des surtaches avaient transformé la toilette en un monument d'art tardif et flamboyant.... Le rare est devenu le commun; la richesse avait tout l'ordinaire de l'indigence."
"J'ai donc imposé le noir; il règne encore, car le noir flanque tout par terre. Je tolérais autrefois les couleurs, mais les traitais par masses monochromes... Je demandais aux maisons de gros des couleurs naturelles; je voulais conformer la femme à la nature, obéir au mimétisme des animaux. Une robe verte sur une pelouse est parfaitement admissible..."
"Toutes les femmes ne sont pas Vénus; cependant il ne faut rien cacher, ce qu'on cherche à dissimuler ne fait qu'apparaître davantage..."
"Il faut de méfier de l'originalité: en couture, on tombe aussitôt dans le déguisement... tout paradoxal que cela paraisse, il faut dire que l'extravagance tue la personnalité. Tous les superlatifs rabaissent. Un Américain m'enchanta par cet éloge: Avoir dépensé tant d'argent sans que cela se voie!"

Au-delà du portrait de Coco Chanel et de la réflexion sur sa personnalité difficile, sur le génie et sa définition, le livre est un régal dû au ton particulier et la "franchise" de Coco Chanel. Il fait également réfléchir sur le vêtement, la mode en général mais aussi sur un plan plus personnel, sur ce qu'est devenu la pensée de Coco Chanel en la matière. Bref, un ouvrage que je conseille.

J'ai commencé Helena Rubinstein. Je le dévore. Il est enrichi de quelques photos, ce qui est toujours plaisant quand il s'agit d'une biographie.
Je reviens vous faire le détail de ces lectures au fur et à mesure.
Je vous avoue que je lis toujours deux livres à la fois et que je termine actuellement le roman Climats d'André Maurois. Un très beau roman dont je vous parlerai longuement dans quelques jours.
Bonnes lectures et bonne journée!


Enregistrer un commentaire