vendredi 13 juin 2008

l'être

Il n’y a rien qui me rappelle plus à quel point je suis avant tout un animal, un objet, un bout de viande, que lorsque je dois subir une intervention chirurgicale. Je n’ai plus l’impression de m’appartenir. Comme si en temps normal (le temps où le moteur fonctionne si bien que je ne l’entends même plus rugir) j’avais une complète maîtrise sur mon corps, comme si moi et mon corps nous ne faisions qu’un. J’envisagerais donc mon corps comme le prolongement de mon âme !
Mais mon corps est une machine, et drôlement complexe la machine ! Voilà sans doute pourquoi les médecins, chirurgiens, anesthésistes et autres, ne prennent pas en considération mon humanité. Ils ne voient pas mon âme. Ils réparent une machine.Il faut que je les comprenne. Ils ont besoin de me déshumaniser. Même si j’ai envie de leur crier : je suis un être humain et je souffre, je suis anxieuse, je n’ai pas l’habitude de passer mes journées dans un bloc opératoire, dans un hôpital !
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