lundi 21 décembre 2009

mon accouchement hardcore...

Voilà! Je fais partie de celles qui savent et qui peuvent raconter leur accouchement façon ancien combattant sans manquer de traumatiser quelques générations de femmes... Il faut dire que maintenant que j'y suis passée, je comprends les traumatismes! Alors, entendons-nous bien, nous sommes toutes différentes et chaque accouchement est différent, d'une grossesse à l'autre. Pour certaines, même le premier se passe bien, comme une lettre à la poste, si, si. Et ce n'est pas un mythe, j'en connais que j'ai même pu toucher pour vérifier si elles étaient réelles. J'ai espéré en faire partie, évidemment. C'était sans compter sur ma lose légendaire, et à sa hauteur, j'ai certainement eu le pire accouchement qui soit. 
En résumé, 48 heures (sans être marseillaise) de travail, avec dans les dernières 24 heures, un syndrôme de chais pas quoi, qui a fait qu'entre deux contractions, la douleur restait... Une douleur telle qu'elle me faisait vomir. Décision de la sage-femme et du gynéco de me mettre sous dérivé de morphine, qui a eu le mérite de faire cesser cette douleur entre les contractions (mais pas les douleurs des contractions elle-même, faut pas rêver!). Et enfin la PERIDURALE! Faudrait être folle pour s'en passer. Elle a très bien marché pour moi et a été totalement indolore. Au bout de 8 heures, le travail qui n'avançait toujours pas, moi qui étais tellement épuisée... et bébé aussi, direction le bloc, césarienne en urgence. 





Le biscuit pleure, suite dans quelques minutes (heures?).
Me revoilà.
Donc. Césarienne en urgence. Ce qu'il faut savoir sur la césarienne: ok, aucune douleur, mais on sent absolument tout ce qu'on nous fait... ce qui est assez impressionnant et a de quoi soulever le coeur facile, si ce n'était déjà pas fait par le surdosage de la péridurale. Entrée au bloc à 21 heures (il me semble, entre péridurale et morphine...), charcutage que je ne décrirai pas (vous vous doutez de ce qui se passe) tout en vomissant ses tripes (en position allongée avec bras attachés, sinon, c'est pas drôle... heureusement que l'anesthésiste m'a tout de suite penchée sur le côté, ça m'a évité d'étouffer dans mon vomi), 21 heures 25, cris de mon bébé, enfin! La césarienne est très frustrante. Juste un bisou quand la sage femme est venue me la montrer et direction couveuse. Je ne risquai pas de pouvoir accoucher par voie basse, mon bébé avait trois tours de cordon autour du cou. Voilà pourquoi le travail n'avançait pas, elle ne pouvait pas pousser et descendre. Après ça, il se passe encore beaucoup de choses en salle d'opérations que je ne détaillerai pas non plus, mais qui font que le lendemain, on a un peu l'impression d'être passée sous un 38 tonnes.
Demain, si la biscotte m'en laisse la force, je vous raconterai la vérité sur l'état physique et psychique après un accouchement (âme sensible s'abstenir, ça va beaucoup parler de trucs peu glamours!). Encore tellement de choses qu'on nous cache!
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